JonOne fait partie des grands noms du graffiti. Pour l’avoir rencontré, je peux vous garantir que son succès n’a rien d’un hasard. Trois heures à ses côtés, c’est faire le plein d’énergie positive. Non seulement JonOne est brillant, mais en plus il rayonne. Totalement habité par son art, c’est pourtant avec une immense humilité (assurément le secret des plus grands) qu’il a livré les secrets derrière les toiles de « La Tentation du décor », l’exposition qui lui est consacrée à La Piscine de Roubaix, présentée tout l’été.
RAISON 1 : parce qu’il fait jaillir des couleurs éclatantes
Quand l’artiste parle de sa démarche, de sa passion pour son travail, le temps s’arrête. « Je suis possédé par la peinture, j’y pense jour et nuit », explique-t-il, avec un enthousiasme contagieux. De sa découverte du graffiti à Harlem à son arrivée à Paris dans les années 1980 et son installation à Roubaix, il en a des anecdotes à livrer. Toujours avec simplicité et sourire, à l’américaine. Pionnier du graffiti, il officie désormais à Roubaix où il aime « la ville, ses habitants et son énergie » et c’est ici même qu’il développe son style aux couleurs fulgurantes sur des toiles.







RAISON 2 : parce qu’il transforme son nom en motif
À force de poser son blaze sur les murs du monde entier, JonOne a fini par en faire son motif de prédilection. John Andrew Perello nous a confié que c’est suite à une rupture amoureuse qu’il s’est mis à signer JonOne. En préservant son anonymat tout en assurant sa notoriété, le pseudo fait partie intégrante du street art. L’artiste s’en amuse forcément et, à la façon d’un calligraphe, propose une série d’œuvres dans lesquelles son nom d’artiste devient motif.





RAISON 3 : parce qu’il ose toucher à tous les supports
Des faïences de Gien à la cristallerie Daum en passant par le textile et une collaboration avec Agnès b., sa première mécène, tous les supports se prêtent à l’expression de son art. Et pas seulement sur les briques des murs de New York ou de Roubaix. L’exposition présente de superbes et probantes productions de l’artiste qui s’intègrent habilement dans les salles du musée. Avec « La Tentation du décor », La Piscine s’ouvre à cet art contemporain et élargit le champ des possibles. C’est audacieux et réussi !






« La tentation du décor » est présentée tout l’été jusqu’au 4 septembre. Toutes les infos pratiques se trouvent sur le site de La Piscine.