Certaines rencontres marquent plus que d’autres. Celle avec Carolina Sepulveda en fait partie. J’ai tout d’abord découvert son travail au Grand Bassin, un concept store artistique dont Roubaix a le secret. Je suis tombée nez à nez avec ses broderies qui m’ont interpelée pour leur force et leur douceur. Sous mes yeux, une carte postale représentant une femme brune lovée dans un chat orange… Vous souhaitez connaitre la suite ? C’est parti.
Pour ces hasards qui n’en sont pas
Coup de foudre au premier regard. Et surtout, une résonance à ma vie personnelle. Je m’offre la carte postale et l’encadre. Il me suffit de la regarder pour ressentir de la joie. Heureux « hasard », mes activités professionnelles me conduisent à lui consacrer un reportage. Nous nous donnons rendez-vous chez elle, dans une singulière et joyeuse maison cachée au fond d’une cour typique du Nord. Dans son atelier, son chat orange, des tonnes de livres, de plantes, de références à des femmes artistes engagées, de grigris ramenés de ses voyages… et ses broderies. Puissantes et féminines. Où l’animal côtoie le végétal et l’organique. Quand les signes s’enchainent à ce point, il faut passer à l’acte. Je suis repartie de chez Carolina le sourire aux lèvres… et avec l’œuvre originale dans mon sac à dos.




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Pour la broderie en héritage
Chez Carolina, la broderie est une histoire de famille. Avec deux grands-mères qui tricotent et qui brodent, une mère qui l’a toujours encouragée dans sa créativité et deux sœurs elles aussi artistes, Carolina Sepulveda ne pouvait que révéler son potentiel : poésie, littérature, dessin, broderie… ses talents sont multiples. « Sans les femmes de ma famille, je ne serais pas ici aujourd’hui. Je leur dois tout »
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sourit Carolina. Le fil lui sert à symboliser l’attachement. À ses racines, mais aussi entre les gens : « Le fil me relie au Chili, tel un cordon ombilical. Quant à la broderie, elle est éternelle, elle ne se défile pas. Elle répare et je souhaite que mes œuvres en fassent autant. »



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Pour les thèmes abordés dans son travail
Dans l’œuvre de Carolina, il est question de vie et surtout d’amour. « Avec mes œuvres brodées, je revendique un message : l’amour et la gentillesse sont les seules choses qui puissent nous sauver. » Un message touchant et présent dans tout son travail. Tout comme la sonorité, une valeur essentielle à ses yeux. Lors de ma visite, l’artiste brodait un ours, lui aussi protégeant une femme. Mais aujourd’hui, Carolina souhaite que ses œuvres prennent de plus en plus d’ampleur. « Je rêve de me déployer sur des murs énormes ! Pourquoi pas en association avec d’autres femmes
. » La sororité, encore et toujours… au service de son message féministe et politique.


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Carolina et ses amies, réunies sous le collectif Les bizärtes, exposeront les 6, 7 et 8 octobre au 32 rue du Pont à Fourchon à Lille dans le cadre des Portes ouvertes des ateliers d’artistes. Pour découvrir son travail et, vous aussi, acquérir une œuvre et ajouter de la joie à votre intérieur, direction son compte Instagram Broder les ailes.
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[…] à tous les coups. C’est d’ailleurs en m’y baladant que j’ai découvert les œuvres poétiques de Carolina et la vaisselle acidulée de Delphine. Vêtements, bijoux, œuvres d’art, décoration ou […]
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