Pom Pom Pidou : quésaco ? Un fabuleux voyage parmi les artistes iconiques du 20ème siècle, et pas les plus ennuyeux ! Du nihilisme de Marcel Duchamp à la joie contagieuse du mouvement Dada, du bouleversement Fluxus aux accumulations de Nouveau Réalisme, des rayures de Buren (de 8,7 centimètres, sachez-le) à l’utilisation des nouvelles technologies… c’est toute l’agitation de l’art moderne qui est réunie au Tripostal, à deux pas de la gare de Lille. À votre place, je ne tarderais pas à prendre mes billets pour aller la visiter…
Prendre une bonne leçon… d’Histoire de l’art
Parlons peu, parlons bien, parlons chiffres. L’expo recense 250 oeuvres d’une centaine d’artistes sur 3 étages – 5000 m2 au total – , soit autant d’occasions de revoir ses classiques et de virevolter parmi les courants artistiques qui ont marqué le siècle dernier. Au total, un peu plus de 10 chapitres enrichis d’œuvres accessibles, certes, mais pas simplistes.
« Pour que vous aimiez quelque chose, il faut que vous l’ayez vu… entendu depuis longtemps tas d’idiots » peut-on lire sur une photographie d’André Breton portant une cible dessinée par le non moins facétieux Francis Picabia. Cette citation offre à elle seule un aperçu de Pom Pom Pidou : audace, drôlerie assumée et brouillage des repères.







La continuité des ruptures
Que serait l’art s’il ne faisait pas bouger les lignes ? C’est précisément ce que montre l’exposition, en commençant par les motifs abstraits des Delaunay (monsieur ET madame, c’est assez rare pour le souligner), la décomposition des mouvements des Futuristes et, bien entendu, les célèbres ready made de Marcel Duchamp. Avec cet acte fort, c’est l’intention qui fait l’œuvre. Au premier étage, avec le mouvement Dada, l’œuvre est le résultat de l’exploration de l’inconscient. Dans la salle suivante, les membres de Fluxus décrètent que l’œuvre est un état d’esprit, voire un acte. Chez les Nouveaux Réalistes, l’œuvre est réalité quotidienne. Les artistes de la Figuration narrative prônent quant à eux un retour au savoir-faire et à la peinture. Au dernier étage, les bandes jaunes de l’installation signée Daniel Buren déconstruisent encore en s’abstenant de toute émotion tout en révélant l’espace.








Et maintenant, que fait-on ?
L’exposition répond enfin à la fameuse question : Maintenant que tout a été imaginé, que fait-on ? Manifestement, la réponse réside – du moins partiellement – dans l’usage des nouvelles technologies. Et c’est justement ce qui est exprimé dans la cellule nommée NFT, l’art sur la blockchain. Préfigurées par les néons de François Morellet, pionnier usant de géométrie comme de poésie, les œuvres récemment acquises par le Centre Pompidou ont des allures de recherches expérimentales.




Pom Pom Pidou, un récit renversant de l’art moderne est présentée jusqu’au 9 novembre au Tripostal de Lille dans le cadre de Fiesta, la 7ème édition de Lille 3000. Retrouvez toutes les infos pratiques sur leur site. Merci encore à Lille 3000 pour l’invitation et à très vite pour de nouvelles aventures !
Welcome on my blog if you are interested in light subjects : :https://sujetlumierelight.wordpress.com/
J’aimeJ’aime
[…] 3 raisons pour… réviser les classiques du Centre Pompidou au Tripostal […]
J’aimeJ’aime