Les favoris du début de l’été

C’est l’heure de mes recommandations culturelles ! Il parait que cette rubrique vous plait, je reviendrai donc plus souvent avec ce genre de contenu. Au programme aujourd’hui : des livres, des séries et des longs-métrages. Des œuvres qui m’ont séduite, marquée et animée, et où l’on aborde les relations humaines dans toutes leurs aspérités. Une sélection légère et profonde à la fois que je vous invite à découvrir.

Conversation with Friends : version série ou version livre

Que celui ou celle qui n’a jamais entendu parler de Sally Rooney me jette la première pierre. Considérée comme « la voix de la génération Y » (c’est Le Monde qui le dit), l’autrice irlandaise m’a séduite par son regard attentif sur ses contemporains. Chez Rooney, les romances sont bien souvent prétexte à l’exploration de la lutte des classes, de la complexité des êtres et de leurs imperfections. Bien que simples, ses écrits ont la particularité d’être universels. Et c’est sa grande force. Je vous conseille de commencer par Conversation with Friends, son premier roman sorti en 2017 adapté en mini série. Si le style Rooney vous emporte, sachez que Normal People, son deuxième livre, a également été adapté pour le petit écran par la BBC. Pour ma part, c’est désormais Intermezzo qui m’attend tout en haut de ma pile à lire…

L’Épaisseur d’un cheveu, autopsie d’un féminicide

Nous sommes lundi et dans trois jours, Étienne Chevalier va tuer Violette. Qu’est-ce qui peut bien traverser la tête d’un homme qui s’apprête à assassiner sa femme ? C’est sous cet angle inédit que Claire Berest nous livre le récit haletant d’un féminicide, et plus exactement d’un homicide conjugal. Ce roman nous emporte avec finesse dans la folie paranoïaque du personnage principal, un tantinet psychorigide, d’une journée banalement ordinaire jusqu’à son geste final, à savoir 37 coups de couteaux dans le corps de son épouse. Un récit de l’impensable unique en son genre.

A Bigger splash, remake dépoussiéré d’un film culte

Certes, quand on pense à l’original (La Piscine de Jacques Deray, sorti en 1969), la question du pourquoi se pose. À quoi bon consacrer un remake à ce classique qui a traversé les âges ? Après Amore et avant Call me by your name, Luca Guadagnino a revisité le film culte avec une esthétique léchée servant la question essentielle, à savoir la fracture générationnelle. Celle entre les aînés, riches de leurs frasques passées, et les plus jeunes à la vie somme toute encore inaccomplie. Au final, les jalousies ne se situent pas là où on l’imagine. Et c’est un beau pied de nez au jeunisme actuel ! Le réalisateur s’illustrera de nouveau 3 ans plus tard avec le remake avec Suspiria, chef-d’œuvre d’épouvante signé Dario Argento que vous conseille ardemment.

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