3 raisons pour voir « L’Odyssée » de Christopher Nolan

L’Odyssée réunit un casting grand luxe au service d’un récit hors du commun. Porté aux nues par des critiques dithyrambiques (à mon sens, amplement méritées), le treizième long-métrage de Christopher Nolan est à la hauteur de ses ambitions : grandiose, démesuré, impressionnant. Preuve en est : 3 heures durant, j’ai vibré au rythme d’une épopée que je ne connaissais finalement que trop peu.

Au-delà de la prouesse visuelle et technique, le fond m’a tout autant marquée : Nolan livre le récit d’un héros meurtri par la guerre en quête de rédemption. Une manière habile d’injecter une véritable morale au cœur d’une superproduction hollywoodienne… et un exercice que peu de blockbusters de cette envergure osent tenter.

Vous l’aurez compris : j’ai adoré ce film.

Un savant mélange des genres

Mythologie, philosophie et psychologie : le (très) long-métrage de Nolan – 2h53 qui passent en un éclair – coche toutes les cases. Le réalisateur signe une réinterprétation intelligente du texte d’Homère, portée par des scènes époustouflantes et un rythme haletant qui ne laisse aucun répit et en met plein les yeux.

Abordable tout en conservant les codes de Nolan (je pense bien évidemment à son utilisation de la temporalité, ici une narration en flashbacks), le récit est structuré sans jamais être complexifié inutilement. Le film s’adresse aussi bien aux fans du cinéaste qu’aux néophytes de l’antiquité grecque.

Homère revisité

Pas besoin d’avoir lu L’Odyssée pour apprécier le film, mais difficile d’en sortir sans avoir envie de s’y plonger. En ce qui me concerne je n’ai pas pu m’empêcher de me renseigner au fur et à mesure de développement de l’intrigue.

Nolan offre une façon accessible de (re)découvrir le récit d’Homère, porté à l’écran avec fidélité et ambition. Les grandes figures mythologiques, parmi lesquelles la sorcière Circé, les sirènes et leurs chants tentateurs, ou encore le très effrayant Cyclope, prennent chair à travers un casting impressionnant, sans jamais trahir l’essence du texte original. Une belle porte d’entrée pour quiconque n’a gardé de l’épopée que de vagues souvenirs de cours de Français.

Un récit à la morale contemporaine

Au-delà du spectacle, c’est surtout le fond qui m’a marquée et séduite : le film transforme une épopée antique en réflexion sur l’hospitalité, la culpabilité et la rédemption, des thèmes qui résonnent forcément aujourd’hui.

Nolan dresse en effet le portrait d’un héros meurtri par la guerre, et en quête d’expiation. Autant dire une lecture résolument moderne d’un texte vieux de près de 3 000 ans, qui donne à cette superproduction hollywoodienne une profondeur rarement atteinte dans ce genre de film.

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