Et si on arrêtait de voyager comme on coche une to-do list ? À force de vouloir tout voir, on finit souvent par ne rien ressentir. On croit souvent qu’un voyage réussi se mesure au nombre de lieux visités. En réalité, il tient plutôt à ce que l’on en retire. Avec le temps, j’ai compris qu’il ne s’agissait pas de voir plus, mais de voir mieux.
La destination n’est jamais un lieu,
mais une nouvelle façon de voir les choses.
Henry Miller
Dans ces 10 essentiels appris en voyage, je partage ce qui a vraiment changé ma manière de partir : des réflexes simples, concrets, qui transforment l’expérience. Moins de course, plus de plaisir. Et surtout, des souvenirs qui restent.
1. La banque sans banqueroute
C’est le nerf de la guerre : le budget est bien souvent le point de départ de tout voyage. Après des années à accumuler les frais sur ma carte bleue, je suis enfin passée à la banque en ligne qui a tout pour plaire : pas de frais, carte gratuite et offres à gogo. Demandez à vos proches, il y a forcément quelqu’un qui se fera un plaisir de vous parrainer.

2. Avec Free on a tout compris
Vérifiez si votre opérateur assure l’itinérance dans votre destination et surtout à quel tarif ! Croyez-moi sur parole, se servir de son téléphone en voyage est loin d’être un luxe inutile. Que ce soit pour se repérer sur Google Maps, commander un Uber, traduire une phrase ou un menu ou même garder le lien avec les proches quand on part seul… le téléphone sert à tout. Pour éviter la facture salée, il existe désormais quantité d’e-sims à commander en ligne ou la bonne vieille carte SIM à la boutique Free la plus proche : pour 29,90 € vous pouvez partir sereinement.

3. Lors de vos recherches, cap sur les blogs
Quitte à plaider en faveur de mes propres intérêts, je vous conseille de faire vos recherches sur des blogs de passionnés (genre ici) plutôt que sur les sites marchands blindés de publicités (je pense notamment aux « grands » guides produits à la chaine et enrichis par des voyageurs qui n’ont jamais testé les adresses. Eh oui ça existe). Méfiance aussi sur les sites apparemment désintéressés sur lesquels les auteurs se rémunèrent en échange d’articles douteux sur des services qui le sont tout autant. Ou des produits à la qualité discutable voire, pire encore, des animations touristiques qui vous laisseraient un goût amer. Avec la requête « City trip + blog + le nom de votre destination », vous devriez dégoter quelques bonnes adresses testées et approuvées.

4. Mon astuce ultime pour trouver les quartiers cool
Conseil 100% personnel devenu culte pour ceux qui me connaissent bien : pour commencer à préparer un voyage, je cherche les adresses de mes enseignes préférées. COS pour les vêtements, Aesop et Kiehl’s pour les produits de beauté, Diptyque pour les parfums. À tous les coups, ces boutiques se trouvent dans des quartiers chouettes. Je cherche ensuite les adresses des musées et des hôtels premium pour étendre le périmètre. Pour finir, une rapide recherche des disquaires et des second hand shops vous donnera une idées des endroits bobo de votre destination.

5. Ne surchargez pas votre programme
Voyager slow c’est profiter. Et la règle, c’est de laisser la part belle à l’improvisation. Rien de pire que de suivre un programme construit à la demi heure près, vous ne trouvez pas ? Le plaisir dans le voyage, c’est de se perdre (et ce n’est pas grave puisqu’en suivant mon deuxième conseil vous aurez tout le loisir de retrouver votre chemin avec l’appli Maps). J’ai des souvenirs prégnants d’escapades improvisées au hasard des ruelles d’Istanbul, ou de pauses inattendues devant un carrefour bondé en plein Harlem. Soyez curieux et laissez-vous porter loin des sentiers battus, vous ne le regretterez jamais.

6. Mollo sur les lieux touristiques
Que ce soit les Ramblas à Barcelone, Times Square à Manhattan ou Checkpoint Charlie à Berlin… fuyez ! Déjà parce que c’est le passage obligé des touristes en goguette, que ça grouille de monde et de pickpockets et que c’est le paradis des souvenirs made in China. Visez plutôt le qualitatif : un beau parc, une librairie d’occasion pleine de trésors, une jolie plage… les occasions de faire le plein de beau ne manquent pas. Et si d’aventure vous souhaitez malgré tout jeter un œil à ces endroits, choisissez bien votre créneau. Le pont de Brooklyn : oui mais en semaine et au petit matin. Times Square : pourquoi pas mais en tout début de soirée quand les lumières scintillent mais qu’il n’y a pas encore trop de monde. N’oubliez pas que j’ai finalement croisé le Naked Cowboy en plein après-midi et au bout de 10 ans !

7. Pas à pas, un quartier à la fois
Peu importe la destination ou le nombre de targets au programme, un peu d’organisation vous permettra d’en voir un maximum. Pour cela, organisez-vous par quartier. Du nord au sud, par ordre de préférence ou de façon à alterner les rythmes et les réjouissances, c’est à vous de décider. Ma méthode : avant de partir je liste ce que je veux faire / voir / manger / visiter / photographier puis je crée une carte sur Google. Une fois sur place, j’écoute mes envies, je choisis la zone que j’ai envie d’explorer et chaque journée est une nouvelle aventure !

8. Goûtez aux spécialités locales
Curiosité oblige, il est impensable de quitter le pays sans avoir goûté à ses spécialités culinaires ! Je me souviendrai longtemps d’un mezze gargantuesques dégusté à Jerusalem, de savoureuses et festives caipirinhas bues à Porto (et que dire des croquettes de morue) ou d’un succulent loabster roll goûté lors d’un après-midi moite en bord de mer à Coney Island. Faites donc voyager vos papilles !

9. Ramenez un objet singulier
Pour une déco qui ne ressemble qu’à vous, rien de tel que les souvenirs de voyages. Mon conseil : éviter les bidules produits à la chaine et visez plutôt l’objet pratique. Vous en trouverez à tous les prix : un tissu qu’on pose sur un fauteuil, une tasse pour le café du matin, une carte postale qu’on encadre, des épices, des fournitures de papeterie ou un tee-shirt… l’idée étant de continuer à faire vivre ce beau souvenir une fois rentré chez vous.

10. Jamais sans mon carnet
Pas un voyage sans un carnet. C’est ma règle ultime. Parce que les photos, c’est bien. Mais les mots, c’est quand même quelque chose. Noter une odeur, une ambiance, une phrase entendue au coin d’une rue… c’est saisir ce qui échappe à l’image. Le carnet devient alors un prétexte parfait pour lever le pied et s’imprégner pleinement de ce qui nous entoure. Et c’est souvent dans ces moments suspendus que le voyage prend toute sa saveur. Quelques lignes griffonnées, un dessin réalisé à la hâte, un ticket de musée collé suffisent à raviver, des mois plus tard, toute la magie d’un séjour. Cette trace très personnelle, vous serez le seul à pouvoir la relire de cette manière-là. Et ça, ça n’a pas de prix.
