3 raisons pour… passer un joli dimanche après-midi à la Villa Cavrois

Pure et complexe, hors-norme, moderne, sophistiquée et parfaitement géométrique, La Villa Cavrois nous a immédiatement séduits. Située à Croix (Nord), l’oeuvre d’art ultime de Robert Mallet-Stevens vaut clairement le détour ! Nul besoin de s’y connaître en architecture pour savourer la visite. C’est parti.

Textes par Aurélie et photos par Aurélie et Marc (du blog culturel anglophone Slow Culture).

RAISON 1 : à la sortie du tramway, une courte balade s’impose à travers les élégantes allées de Croix avant de rejoindre la demeure. Dès notre arrivée dans le parc, impossible de résister à l’irrépressible envie de scruter la villa dans ses moindres détails. Les briques jaunes contrastent avec la verdure du parc. Les courbes harmonieuses viennent perturber l’horizontalité imposante du bâtiment. Le belvédère se dresse fièrement au milieu des cèdres. A l’arrière de la villa, le bassin de natation ajoute lui aussi une touche graphique. Et que dire du parc, parfaitement organisé autour du miroir d’eau. Tout semble à sa place. Tout est à sa place. Jubilation.

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RAISON 2 : bien que quasi vide (et pour cause, la villa fut abandonnée lors de la Seconde Guerre mondiale), l’intérieur fascine lui aussi dès les premières secondes. La hauteur des plafonds, les matières précieuses (des bois et des marbres à en couper le souffle !), l’omniprésence de la lumière naturelle et surtout le style Bauhaus que l’on comprend sans mal dans les lignes et les coloris de certaines pièces… la villa nous a semblé encore peuplée par les éclats de rire et l’énergie de la famille Cavrois. Mention spéciale à la chambre parentale et à sa salle de bain au raffinement absolu. Nous aurions bien pris un bain mais c’était bientôt l’heure de la fermeture.

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RAISON 3 : nous retiendrons également de cette visite quantité de détails. Ici une pendule, là un carton provenant de l’usine de la famille Cavrois ou encore une statue sur un rebord de cheminée (l’histoire ne nous dit pas s’il s’agit d’une loutre). Partout, les luminaires délicats rappellent les volutes présentes à tous les étages, tandis que l’utilisation du noir et du blanc magnifie plus encore l’emploi des couleurs primaires propre au style moderniste. Si la simplicité est la sophistication suprême (ce n’est pas de nous mais de Léonard de Vinci), il ne fait nul doute que fouler la moquette de la Villa Cavrois fait partie des raffinements incontournables de la région.

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