3 raisons pour… pousser la porte du paradis au MUba

Qui prétendait que la peinture n’était plus l’apanage de la nouvelle création contemporaine ? L’exposition « Les Enfants du paradis », présentée jusqu’au 26 août au MUba Eugène Leroy, montre un impressionnant et exaltant panorama de la nouvelle génération de peintres, entre exotisme, mysticisme et humour. Un événement organisé dans le cadre de Lille 3000 que j’ai visité avec Sabrina, ma collègue / model que vous retrouverez sur quantité de photos. C’est parti !

RAISON 1 : je débuterai cet article par une promesse. Même si son fil rouge reste le paysage, cette exposition vous emmènera dans de nombreux pays, de nombreux continents, voire même de nombreux univers. Concept du blog oblige, j’ai dû choisir 3 préférences à vous présenter. J’avais tout d’abord très envie de vous parler de Till Gerhard, un jeune artiste allemand qui explore, sur des châssis de grand format, les tensions entre l’être humain et la nature. Rituels folkloriques, expériences psychédéliques, ronde d’individus semblant communier avec la nature lors d’un rituel, transe chamanique…  son travail est traversé par la magie, sublimé par une sorte de poésie, et enrichi par des halos de couleurs qui viennent éclairer les toiles. Fantastique et étrange, complètement hypnotique. Mon coup de coeur indéniable.

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RAISON 2 : autre ambiance, et cette fois-ci beaucoup plus pop, celle du duo composé par Ida Tursic et Wilfried Mille (né à Boulogne-sur-Mer) qui recyclent des images médiatiques et en profitent pour faire un pied de nez au bon goût communément admis. Dans cette salle, vous croiserez la pin-up Betty Page prisonnière dans des traces de peinture puis un bulldog géant avant de vous retrouver face à une explosion de couleurs devant la montagne Sainte Victoire, chère à Cézanne. Surprenant, certes. Mais fantaisiste. Et empreint de liberté !

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RAISON 3 : dernière œuvre à m’avoir littéralement séduite, celle de Pierre Seinturier. Créée spécialement pour l’exposition, son installation évoque une Amérique désuète, celle des sixties, celle des séries B et des romans photo. Elle évoque Centralia, une ville de Pennsylvanie désertée et ravagée suite à un incendie. La nature y a depuis repris ses droits et a transformé l’endroit en une jungle luxuriante. Circulez entre les troncs d’arbres, laissez aller votre imagination, c’est comme si vous y étiez… Depuis je me suis prise de passion pour ce fait divers et j’arpente les Internets à la recherche de documentaires et autres reportages sur le sujet…

En voici un : https://youtu.be/6BS204V4uGU

Et un autre : https://youtu.be/l6qBRvSlQa4

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