3 raisons pour badauder à Anvers

Anvers mode, Anvers traditionnelle, Anvers moderne, Anvers marchande, Anvers qui se ressemble, Anvers qui vous ressemble : vous l’avez compris, notre précédente escapade à Gand ne nous a pas empêchés de tester pour vous… la belle Anvers.

Textes par Marc (du blog culturel anglophone Slow Culture) et photos par Aurélie (auteur du blog 3 raisons pour).

RAISON 1 : malgré sa réputation de ville raffinée et bourgeoise (en témoigne l’influence mondiale et l’avant-garde des Six d’Anvers), la cité belge offre un généreux éventail de saveurs pour tous les palais et budgets. Des buffets généreux aux touches indiennes et libanaises (respectivement Ahaar et Tarbouch) et aux burgers américains accompagnés d’une IPA fraîche (Manhattn’s), on ne se lasse pas, à condition de savoir se décider tôt, surtout le soir : en journée, le service s’achève avant 14 h, le soir il est malvenu de pousser la porte d’un restaurant après 21 h 15. L’habituelle visite dans une pizzeria locale (Da Giovanni) au coeur d’un quartier touristique s’est naturellement muée en succès, malgré un racolage auditif du propriétaire des lieux qui fait davantage sourire qu’il peut agacer.

Une fois ces impératifs assimilés, on se laisse charmer par la générosité et le conseil des restaurateurs, aussi souriants que poliment bavards et attentionnés. La proximité fait bien souvent la qualité, et ce critère s’est confirmé au fil des portes passées : nombreux sont les habitués attablés, venus pour une célébration, pour un sourire, pour une anecdote. Rencontre de la mentalité flamande avec nos attentes bien françaises oblige, certaines déconvenues se sont tenues sur notre chemin : mais rien, rien, n’a su ternir au global l’émotion gustative et l’expérience humaine partagée, surtout dans les recoins les plus populaires.

DSC07239DSC07241DSC07244DSC07312image2IMG_4003

RAISON 2 : la ville est profondément commerçante, ce qui est souvent synonyme de tumulte au centre-ville. Fort heureusement, celui-ci n’est pas envahissant, et il reste un échappatoire : la balade reposante au bord de l’Escaut (fleuve déjà rencontré à Gand). Ici, l’afflux touristique et la démesure marchande s’arrêtent de concert pour un moment de volupté qui ne peut qu’émouvoir.

Si le lieu ne brille pas nécessairement par sa beauté, les infrastructure portuaires et autres navires ne gâchent pas les sentiments ressentis : la verdure contrebalance l’acier, même le bleu de l’eau ne fait plus écho aux rabatteurs et démonstrateurs rencontrés sur notre route. Pourtant loin d’une halte vénitienne ou brugeline, notre halte aura été revivifiante, pour nous mener sereinement vers de nouvelles merveilles.

DSC07291DSC07293DSC07298DSC07300DSC07305DSC07302DSC07306

RAISON 3 : Rome ne s’est pas construite en un jour, et bonne nouvelle : Anvers non plus ! L’empreinte médiévale de la ville ravira ceux qui craignent le vertige, et le street art ravira ceux qui embrassent la modernité et leur temps. Entendons-nous bien, il n’est pas question ici de contraste : il est question d’harmonie temporelle. Anvers est fière de son passé (même si les légendes divergent sur ses fondations), mais n’oublie pas que c’est maintenant que sa pérennité s’admire.

À Anvers, même les signes religieux ostensibles n’ont rien d’idéologique. À Anvers, même les tags et autres affichages sauvages n’ont rien d’un sabotage du paysage. Anvers est grande, et ses sommets sont atteints par la cohésion et la flânerie.

DSC07230DSC07234DSC07247DSC07284DSC07287DSC07251DSC07262DSC07265DSC07271DSC07274DSC07277DSC07279DSC07268